Le 12 mars, nous avons eu le plaisir d’accueillir Estelle Lequette pour un nouveau webinaire. Ancienne élève de Désir d’écrire, elle a terminé sa formation en 2021 et y a écrit son premier roman, L’Élixir du bonheur, qu’elle a publié cette même année.
Son parcours a beaucoup parlé à nos étudiantes et à nos étudiants, parce qu’il montre qu’un livre peut naître pendant une formation, puis rencontrer peu à peu ses lecteurs. Aujourd’hui, L’Élixir du bonheur s’est vendu à 10 000 exemplaires, un très beau succès pour un premier roman.
Accepter les retours pour mieux finaliser son manuscrit
Estelle Lequette a beaucoup insisté sur l’importance des bêta-lecteurs. Avant toute publication, il faut trouver des personnes prêtes à lire le manuscrit, à faire des remarques précises, parfois exigeantes, et à nous aider à améliorer le texte. Ces retours ne sont pas toujours confortables, mais ils sont précieux.
Elle a rappelé qu’il est utile de s’entourer de lecteurs variés : des proches de confiance, des professeurs de français ou des personnes formées à l’orthographe, mais aussi parfois des lecteurs rencontrés via les réseaux sociaux. L’objectif est simple : amener le manuscrit au degré d’aboutissement le plus élevé possible.
Elle a aussi évoqué le diagnostic littéraire réalisé par Désir d’écrire en fin de formation. Ce travail l’a aidée à pousser le texte encore plus loin, à recevoir certaines remarques, mais surtout à comprendre que son livre était prêt, qu’il pouvait prendre vie.
Le choix de l’autoédition
Une fois le manuscrit terminé, Estelle Lequette s’est posé une vraie question : chercher une publication classique, ou choisir l’autoédition. Son parcours professionnel dans l’univers de l’édition, au sein du groupe Editis, lui permettait de bien connaître les logiques du secteur et de savoir qu’un livre est aussi un objet qu’il faut défendre et vendre.
Elle a finalement choisi l’autoédition. C’était pour elle une manière de relever un défi, de porter son livre elle-même, et d’assumer pleinement le projet jusqu’au bout. Ce choix supposait aussi de bien s’entourer : une graphiste pour la couverture, une correctrice pour le texte, et un vrai souci de qualité à chaque étape.
Faire exister son livre
Le webinaire a aussi mis en lumière un aspect très concret de l’aventure éditoriale : une fois le livre prêt, il faut lui donner une vie. Estelle Lequette a expliqué qu’en autoédition, on ne peut pas être partout en librairie, mais qu’il est possible d’identifier certaines librairies-clés, d’y construire une présence, d’y organiser des dédicaces et de faire exister le livre de manière ciblée.
Elle a également beaucoup travaillé les réseaux sociaux, les chroniques, les contacts avec des blogueurs et des influenceurs littéraires. C’est cet ensemble de gestes, très concrets, qui lui a permis de faire connaître son roman.
L’un des points les plus intéressants de son témoignage concernait le numérique. Après avoir bien vendu en version papier, elle a compris que le lectorat numérique ne réagissait pas forcément aux mêmes codes. Elle a donc choisi une autre couverture, avec un graphisme différent, pour toucher ce public-là plus efficacement. Cette démarche lui a permis d’élargir encore la diffusion du livre.
Un rêve devenu réalité
Ce que son témoignage a rendu particulièrement fort, c’est qu’au-delà des chiffres et des stratégies, il s’agit d’abord d’un rêve accompli. Écrire un roman, aller au bout du manuscrit, le publier, le défendre, trouver ses lecteurs : tout cela a représenté pour elle une véritable transformation.
Nous sommes très heureux, à Désir d’écrire, d’avoir pu accompagner un parcours comme le sien. Son témoignage rappelle qu’un projet littéraire peut réellement prendre forme, à condition de travailler, de s’entourer, de retravailler son texte, puis d’oser lui donner sa chance.
Nous remercions chaleureusement Estelle Lequette pour ce webinaire à la fois concret, généreux et inspirant, et nous souhaitons à tous nos étudiants de pouvoir, eux aussi, faire un jour le pas entre le rêve d’écrire… et le livre tenu entre les mains.