Plongez au cœur du polar avec la directrice de Quais du Polar

Le 4 février 2026, nous avons eu la chance d’accueillir Hélène Fischbach, directrice du festival international Quais du Polar à Lyon. Depuis 2014, elle pilote l’un des plus importants rendez-vous consacrés au roman policier en Europe, après un parcours dans l’édition, notamment à la « Série noire » de Gallimard.
Cette année, le festival aura lieu les 3, 4 et 5 avril 2026. Désir d’écrire est partenaire de cette 22ᵉ édition et organisera, à cette occasion, un atelier d’écriture ouvert au public. Nous invitons chaleureusement nos étudiants – et tous les amoureux du livre – à aller se renseigner sur le site du festival.

Qu’est-ce qu’un polar, au juste ?

On estime aujourd’hui qu’environ un livre sur cinq publié est un roman policier. Le « polar » désigne une grande famille de récits où l’enquête, le crime, le suspense et le réel s’entremêlent. On y trouve le roman policier classique, le thriller, le roman noir et bien d’autres formats.

Le terme est très français, et les auteurs anglo-saxons invités au festival demandent souvent ce qu’il recouvre exactement. D’autant que les frontières entre les genres se brouillent : polars proches de la romance, polar domestique en huis clos, intrigues très littéraires qui jouent avec les codes… Les genres se croisent et s’entrecroisent, et cette mobilité est, pour Hélène Fischbach, une vraie richesse.

 

Écrire un polar aujourd’hui : quelques pistes

Pour celles et ceux qui se lancent, elle a d’abord insisté sur l’importance de la construction. Un bon polar repose sur un solide travail de scénario : on fait un plan, on sait où l’on va, et surtout comment cela se termine. La fin doit être à la fois logique, surprenante et satisfaisante ; une conclusion ratée peut gâcher tout ce qui précède.

Elle a aussi évoqué la chance que représentent les rencontres avec des experts du domaine policier : enquêteurs, magistrats, spécialistes de terrain… Ils peuvent aider les auteurs à vérifier la vraisemblance de ce qu’ils racontent. La police organise d’ailleurs des ateliers de ce type, et certains de ces intervenants seront présents pendant le festival. C’est une ressource précieuse pour garder une vraie exigence de réalisme.

Enfin, Hélène Fischbach encourage à croiser les genres : autofiction avec enquête, polar domestique, roman sentimental traversé par un crime… Le champ est large, à condition de rester cohérent et exigeant. Un dernier conseil plus léger : éviter certains clichés trop usés, comme la figure éculée de l’enquêteur stéréotypé ou de la victime féminine réduite à un simple corps. Le polar d’aujourd’hui peut (et doit) inventer d’autres façons de raconter la violence et le mystère.

 

Rendez-vous à Lyon

Ce webinaire a permis à nos étudiants de mieux saisir la vitalité du polar contemporain et le rôle d’un grand festival comme Quais du Polar dans la mise en lumière des auteurs, des maisons d’édition et des nouvelles voix du genre.

Nous remercions chaleureusement Hélène Fischbach pour ce moment riche et généreux, et nous nous réjouissons de retrouver lectrices, lecteurs et auteurs du 3 au 5 avril 2026 à Lyon, dans l’atmosphère foisonnante et chaleureuse du festival.